Mode défense vs mode croissance

Cet article est crucial ! J’y introduis deux notions que j’utilise très souvent : le mode défense et le mode croissance.

J’observe que toute chose vivante est soumise à l’alternance de deux mouvement antagonistes, de la même manière que je marche grâce au mouvement de mes deux jambes ou que je respire grâce à la succession de l’inspire et de l’expire. De l’infiniment grand à l’infiniment petit, à toutes les échelles, sur tous les plans, je vois cette danse entre contraction et dilatation, attraction et répulsion, dilution et concentration.

J’apprécie particulièrement la terminologie que j’ai rencontré dans le best-seller Biologie des croyances du chercheur en biologie Bruce H. Lipton. Il y explique qu’au niveau cellulaire, si l’on introduis des toxines, les cellules fuient,  montrant une réaction de défense.  Alors que si l’on introduis des nutriments favorables à la vie, ces mêmes cellules sont attirées, montrant une réaction de croissance. Dans un organisme, le mode croissance est nécessaire pour assurer le remplacement des cellules.

Je fais le lien avec la loi de Lormèze avec le mode stress et le mode repos.

Dans mon quotidien, j’observe constamment ces comportements. Lorsque j’interagis avec quelqu’un, que la relation est bonne et qu’elle nourrit mes besoins psychologiques, je suis plein d’énergie. Je rentre en mode croissance et je deviens :

  • Libre et autonome
  • Flexible
  • Équilibré
  • Conscient de mon impact sur les actes et les émotions de l’autre
  • Centré sur l’autre personne et ses besoins à elle
  • Capable de comprendre la logique de l’autre et ses émotions, de prédire ses réactions
  • Généreux et optimiste
  • Créatif, heureux d’échanger avec l’autre.

Symétriquement, si j’interagis avec une personne et que la relation est de mauvaise qualité, je n’aurais qu’une envie : la fuir au plus vite. Mon niveau d’énergie chute durant cet échange. J’entre en mode défense et je deviens :

  • Dépendant et sous contraintes
  • Rigide
  • Excessif
  • Inconscient de mon impact sur les actes et les émotions de l’autre
  • Centré sur moi-même, sur mes propres besoins et mes propres peurs
  • Incapable de comprendre la logique de l’autre, prisonnier de mes idées pré-conçues
  • Avare avec mon énergie
  • Sur la défensive
  • Répétitif, mes comportements en deviennent prévisibles.

Je remarque que l’homme a cette spécificité de posséder une structure mentale flexible pouvant moduler sa perception et donc sa réaction aux stimuli extérieurs. Lorsque j’ai la capacité à prendre du recul sur mon système de croyance, je développe ce que l’on appelle le libre arbitre, la responsabilité (response-ability, ou capacité de répondre) autrement dit, un certain degré de capacité à maintenir un mode croissance. Les êtres humains ayant des structures mentales différentes vont avoir une réaction différente au même stimulus. En effet, je connais des personnes ayant accès à un haut niveau de confort et pourtant qui sont malheureuse. Alors que je connais aussi d’autres personnes qui vivent avec des ressources extrêmement limités et  sont pourtant très joyeuses et généreuses. Face à la même situation, une personne va percevoir une situation de crise alors qu’une autre va percevoir une opportunité. Je vois bien que cette structure mentale peut aussi bien déformer la réalité vers le mode défense ou bien le déformer vers le mode croissance.

 

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